« Rythmes scolaires », réflexions.

Ceci n’est pas une explication de texte de la réforme des rythmes scolaires mais seulement quelques éléments nécessaires à la compréhension du contexte et de l’application de cette réforme. Pour ceux qui souhaitent avoir des informations plus complètes, ils peuvent consulter le guide pratique pour les élus sur le site nouveaux-rythmes.education.gouv.fr
En tapant PEDT vous aurez également accès à une enquête du ministère sur les projets éducatifs territoriaux dans les académies.

Pourquoi une réforme ?

Cette réforme programmée depuis 2010 a été reportée en raison d’une opposition farouche de lobbys économiques et corporatifs.
Son origine vient du constat des très mauvais résultats obtenus par les élèves français dans l’enquête PISA de l’OCDE sur leurs acquis en lecture, mathématiques et sciences. Selon un article du Monde du 13/12/2013 la France serait devenue la championne des inégalités scolaires.

Pour remédier à cet état de fait, la réforme propose trois évolutions importantes :

  1. Une modification du rythme d’enseignement qui doit se rapprocher du rythme biologique de l’enfant (plus de jours dans l’année, enseignement fondamental allégé dans la journée)
  2. Une diversification du mode d’acquisition du savoir et une coopération entre les intervenants (enseignants, éducateurs, animateurs, parents…) en multipliant les supports d’apprentissages (classe, ateliers artistiques, sports…).
  3. La recherche permanente de la motivation des élèves par une exploitation de leurs domaines de réussite.

Comment la mettre en œuvre ?

On peut modifier les rythmes d’enseignement par une décision politique, encore faut-il le faire assez rapidement pour ne pas être confronté aux difficultés qu’ont rencontrées les deux ministres précédents.

Il n’en est pas de même pour la construction d’un projet pédagogique territorial (dans le cadre horaire prévu) ou spécifique (hors ce cadre mais répondant aux principes fondamentaux). Ce projet pédagogique n’a des chances de réussir qu’en s’appuyant sur une concertation des différentes parties prenantes. Son pilotage à l’échelle communale semble être le plus pertinent pour une prise en compte de tous les paramètres.
Comme tout projet, on doit fixer des objectifs, définir une stratégie, rechercher des intervenants et des locaux, établir un calendrier, mettre en place un système d’évaluation.
Une fois le projet construit, il faut le faire accepter par l’autorité académique en intervenant si nécessaire auprès du recteur (supérieur direct du DASEN) voire du cabinet du ministre si cela ne suffit pas.

Vous comprendrez qu’en partant d’une seule grille horaire aujourd’hui, il sera impossible d’être opérationnel à la rentrée 2014. C’est pour cette raison qu’il semble plus raisonnable de se donner le temps de bâtir un projet concerté et réfléchi de manière à ne pas prendre le risque de se heurter à un refus ou au bout du compte à un échec, ce qui serait encore plus grave.

André THIMJO

2 Responses

  1. juillet 22, 2014

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  2. janvier 8, 2015

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