Vente du terrain de l’Etoile : quelle est la vérité ?

Rappel des faits. Le terrain de 1790 m2 à proximité de la station de lavage de Super U fut cédé par la majorité Kollibay à Avenel Immobilier pour un montant de 340 000 €. Nous avions voté contre (p 14 du procès verbal conseil municipal du 21 septembre 2016). Une vente qui a curieusement traîné en longueur, puisqu’elle ne fut effective qu’au printemps 2018, soit plus d’un an et demi après… Nous avions interpellé le maire sur ce très long délai lors du conseil municipal d’avril 2018.

Notre intervention est consultable dans le procès verbal du conseil municipal.

Initialement un square pour les habitants du quartier sous le mandat Tissot, puis un immeuble de logements (en plein milieu du parking !), le projet est devenu un bâtiment de commerces et services. De la bouche même du maire, il fût même question un temps d’une relocalisation de la Poste de Chedde…

Or, depuis plusieurs semaines, chacun a pu constater que les panneaux de promotion avaient disparu et que les personnels de Super U s’en servaient comme parking. L’information comme quoi Avenel Immobilier aurait revendu le terrain aux nouveaux propriétaires du supermarché prend d’autant plus de sens, qu’un permis de construire vient d’être déposé en vue d’agrandir la grande surface. Permis portant notamment sur ce terrain.

Pour en avoir le cœur net, nous avons interrogé Patrick Kollibay à l’occasion des questions écrites du conseil municipal du 28 février 2019. Si nous devons déposer les questions 48 h à l’avance pour qu’il prépare ses arguments, force est de constater qu’il a été incapable de nous répondre… Ou pire, le maire a délibérément menti en arguant ne pas être au courant.

Un mensonge, puisque le permis de construire déposé par les nouveaux propriétaires de Super U pour l’agrandissement, concerne une partie du terrain acquis par Avenel Immobilier. Patrick Kollibay et son adjoint à l’urbanisme Paul Dugerdil qui ont récemment instruit le dossier, ne seraient donc pas au courant de la transaction ?

Soucieux de la bonne gestion du patrimoine communal, nous avons demandé si, lors de la vente à Avenel Immobilier l’année dernière, la majorité avait prévu « une clause de retour » dans le contrat (en cas de non réalisation de la transaction, la commune rachète le bien au prix de la vente). C’est un usage qui évite les tours de passe-passe et les petits arrangements entre amis. Réponse négative du maire, cette clause n’était pas prévue.

L’opacité autour de cette affaire ne peut que laisser planer le doute.

Raphaël Castéra

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