Après les moutons…le béton

Bientôt 16 logements, les moutons n’ont qu’à bien se tenir.

Le salon de la promotion immobilière continue avec l’équipe Kollibay. Avec un PLU qui n’est (curieusement) toujours pas finalisé, le POS en vigueur est quant à lui beaucoup plus laxiste en matière d’aménagement de l’espace. Les objectifs de développement des années quatre-vingt n’ont plus rien à voir avec les exigences d’aujourd’hui. En voici une nouvelle illustration.

Si l’aspect architectural du projet de la Contamine du Crey n’est pas en cause, c’est surtout sa localisation qui interroge. Hors de la zone urbanisée du hameau car séparé par une route, le terrain est en pleine contradiction avec la Loi Montagne qui vise au contraire, à limiter l’étalement urbain. Si nos documents d’urbanisme datent d’un autre temps, nous sommes toujours sous le régime du Plan d’Occupation des Sols (POS) de 1980, le zonage prévoit des constructions de maisons individuelles. Nous passerons sous silence la portion d’entrée du chemin du Cruy qui vient d’être refaite à neuf par la commune, ses jours sont désormais comptés et les PM10 n’y seront pour rien.

Avec 11,5 m au faîtage, n’y a-t-il pas un problème d’échelle avec la voiture ?

Contrairement aux propos tenus par l’adjoint à l’urbanisme Paul Dugerdil lors du conseil municipal de février 2017, ce tènement foncier ne pose aucun problème pour l’exploitation agricole. C’est même une des dernières zones du coteau sans construction, restant accessible par les agriculteurs dans ses parties hautes et basses. Le pré est d’ailleurs actuellement pâturée comme chaque année.

Dès le début, que ce soit en commission urbanisme ou en conseil municipal (cf. compte-rendu p 19), notre groupe s’est opposé à la vente de ces parcelles constitués à la fois de terrains communaux et privés (ces derniers résultant d’échanges pour la construction du Mountain Store). Nos collègues Michel Duby et Annette Bordon sont également intervenus en ce sens lors du conseil municipal d’avril 2018.

Nous considérons que 3 immeubles de 16 logements représentant plus de 1000 m2 de surface de plancher, implantés dans une forte pente dans une zone gorgée d’eau au sud et sur des schistes délités à l’ouest, n’ont pas leur place à cet endroit. Ils constituent non seulement une incohérence en matière d’aménagement du territoire et d’agriculture mais également une entrave à la perspective paysagère sur les Aiguilles de Varan pour tous ceux qui viennent admirer la statue réalisée par Calder.

Peut-être que cet aspect n’a lui aussi choqué personne dans l’entourage du maire.

Prochain épisode, « 3 immeubles dans la prairie ».

 

 

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