Rythmes scolaires à Passy, désertion de l’équipe Kollibay

Fin du « suspense ». En cet après-midi du 11 juillet, après avoir fait des pieds et des mains auprès du Directeur Académique de l’Éducation Nationale (DASEN), le maire Patrick KOLLIBAY et son équipe se réjouissent d’avoir obtenu le retour de la semaine de quatre jours pour les écoliers de la commune. L’édile se vante d’avoir été soutenu par le député Xavier ROSEREN et le sénateur Loïc HERVÉ.

Nous aurions aimé autant d’investissement pour sauvegarder les Postes du Plateau d’Assy et de Chedde, ou d’un vrai suivi du devenir de Sancellemoz. Mais il est vrai que ces dossiers exigent un réel engagement politique.

La réforme des rythmes scolaires initiée par François HOLLANDE, visait à concentrer les temps pédagogiques le matin, moment où les enfants sont les plus réceptifs. Le second volet consistait à faire bénéficier les élèves d’activités pédagogiques nouvelles en fin d’après-midi, c’est-à-dire donner la possibilité aux enfants d’apprendre autrement autour de thèmes liés à la citoyenneté, à l’art, à la culture etc. Pour ce faire, les programmes n’étaient pas imposés par Paris mais laissés à l’initiative des communes. Nombreuses sont celles ayant réussi à mobiliser les différents acteurs pour créer de vrais plans éducatif de territoire (P.E.D.T) comme Bonneville, Annemasse ou plus près de nous, Chamonix.

Qu’en fut-il à Passy ? Encéphalogramme plat comme d’habitude.

La majorité municipale élue de très très peu en 2014, a d’abord compté sur une suspension de la mesure, puis a dû se résoudre à suivre le décret du Ministère de l’Éducation Nationale. Pour appliquer correctement la réforme, il eût fallu un vrai P.E.D.T ambitieux et non pas une coquille vide comme celui présenté au Conseil Municipal, sans aucun calendrier ni modalités de mise en œuvre. Il eût fallu privilégier 2 fois 1 h 30 par semaine d’activités pédagogiques, plutôt que morceler 4 fois 45 min.

Certes, la commune a embauché des animateurs mais est-ce que les scoubidous, le dessin et ou le foot dans la cours ne relèvent pas davantage de la garderie que d’activités pédagogiques ? Comment s’étonner que cette pseudo-réforme des rythmes scolaires à Passy puisse être soutenue par les parents  ? Aujourd’hui malgré tout, de nombreux enfants ne veulent pas abandonner « leurs » activités, tandis que les parents d’élèves, les animateurs et les centres de loisirs doivent se réorganiser un mois et demi avant la rentrée scolaire.

Sur ce thème, l’équipe Kollibay a montré toute l’étendue de son inconséquence. Zéro ambition pour améliorer la réussite scolaire de nos enfants, incapacité à (se) mobiliser et à fixer des objectifs pédagogiques forts, lâcheté politique en profitant de la première occasion offerte par le nouveau gouvernement Philippe pour se défiler. Et pendant ce temps-là, les inégalités se creusent chez les petits Passerands surtout dans les quartiers populaires mais ça, ce n’est pas la préoccupation du maire de Passy.

A Chamonix, au contraire, on réfléchit et on travaille en concertation comme le montre cette lettre envoyée aux parents d’élèves.

 

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